dimanche 12 février 2023

2 Rives

 Je suis né entre 2 rives qui criaient chacune "C'est moi la terre ferme"

samedi 11 février 2023

Vertiges

 

Quelques fois, il me suffit d’être debout pour qu’un vertige indéfinissable s’empare de moi.

Je ne sais pourquoi je me suis réfugié si haut perché, jusque dans ma tête. A me faire des idées sur le monde. Toujours est-il que par mes yeux je me vois dévaler de toute ma hauteur, à commencer par mes joues creuses qui n’offrent aucune prises, jusqu’aux lèvres ou il serait encore envisageable de trouver refuge.

Mais rien n’y fait.

Et je me vois tomber sans que rien ne puisse, pas même mes épaules, me ramener à la raison et me faire constater que je n’ai pas bougé d’un poil et que je suis toujours derrière mes yeux, bien arrimé à ce grand corps.

Je ne connais personne, à part moi, que de telles sensations accablent.

L’autre jour, je m’étais laissé griser par la vie, n’ayant pas depuis quelques jours subits la moindre affliction.

Je me suis mis en tête de vouloir visiter la région.

Pour se faire, j’ai sorti du tiroir de la commode une des grandes cartes qui permet sans avoir pris le moindre ascendants d’observer de haut le monde. Le simple mortel aurait son esprit occupé par les légendes, les noms, les lignes pointillés, le tracé des routes ; il aurait scrupuleusement à l’aide du premier marqueur venu, tracé son itinéraire au milieu des symboles, mais pensez-vous pour moi, tout juste dépliée la vaste surface de papier s’est aussitôt révélé panoramique et vertigineuse. Captivé par ces proportions, j'avais aussitôt perdu de vu qu'il s'agissait d'une carte et j'étais comme celui qui vient d'ouvrir la large porte coulissante de l'avion, ou l'air sauvagement s'engouffre, et réalise qu'il va devoir effectuer son tout premier saut dans l'intangible vide. Heureusement, Je fus de peu rattraper par le bureau et la chaise sur laquelle j’étais encore assis et je dus abandonner l’idée de prévoir ma route, laissant une nouvelle fois faire le hasard.

Partout des appuis

 Un lit pour s'allonger.

Un fauteuil pour s'assoir.

Le sol pour se tenir debout.

Partout des appuis.

mercredi 4 avril 2018

Un parfait étranger rentre dans la pièce bruyante et se fait entendre par cette question :
"Qui est ce Je dont tout le monde parle ici passionnément ?

Je débute ici même une sorte de journal de bord.
Cela sous entend que j'effectue un voyage.

écrits, extraits sonores.. je vais tenter d'être assidu et de consigner les aspérités du chemin. puisse-t-il me surprendre et demeurer malgré tout praticable.

mercredi 7 mars 2018

Il vient tout juste de nous arriver, calfeutré, serré, dans son enveloppe à bulles.

Après avoir subi de multiples métamorphoses, le recueil de nouvelles "Récits funambules", rédigé par mes soins, a finalement pris forme sous l'apparence d'un livre broché de 136 pages superbement illustré à l'encre de chine par Claire Bach et publié aux Editions Lilo !

"Duo/duels, êtres rêvés s'installant dans notre réalité, réflexions insulaires en relation précaire avec l'extérieur. La frontière entre le dedans et le dehors est fragile. Dans Récits funambules, nous sommes amenés à la survoler et à la traverser allègrement le temps d'histoires rocambolesques et émouvantes. Parfois sans même nous en rendre compte."

Nous fêterons sa sortie au salon de L'autre livre qui se déroulera du vendredi 16 au dimanche 18 mars au palais de la femme, pas loin du métro Charonne.
Il y aura même des séances de dédicace le samedi et le dimanche de 14h à 15h pour les intéressés!!

On sera très contents de vous accueillir à cette occasion si le cœur vous en dit!!!

Chaleureusement,
Sébastien

dimanche 12 novembre 2017

En attendant la publication prochaine des "nouvelles anciennes", probablement rebaptisées pour la circonstance, voici un ouvrage collectif publié aux éditions Lilo dans lequel vous trouverez mon texte "A table", sorte d'hymne à la croissance dont voici un court extrait :

"Plus que tout, je rêvais d'atteindre le dessus des tables, comme l'alpiniste vise les hautes cimes enneigées et mesure encore tout ce qui l'en sépare. Je n'ai d'ailleurs pas attendu que ma croissance m'y conduise car je fus aidé par des bras complices, hissé jusqu'aux sommets, glissé sur le fauteuil rehausseur adéquat. "